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Conduite en hiver et sur la neige : quels enjeux pour les entreprises et leurs flottes automobiles ?

19 janvier 2026 par
Conduite en hiver et sur la neige : quels enjeux pour les entreprises et leurs flottes automobiles ?
cabinet-acbg

Introduction

Chaque hiver, la neige, le verglas et les conditions météorologiques dégradées augmentent significativement le risque d’accidents de la route.

 Pour les entreprises disposant de véhicules professionnels ou d’une flotte automobile, ces situations ne relèvent pas uniquement de la vigilance des conducteurs : elles engagent directement la responsabilité de l’employeur et la solidité des garanties d’assurance.

Au-delà des bons réflexes de conduite, l’anticipation passe par une politique de prévention structurée et par une assurance flotte auto adaptée aux conditions hivernales.

1. Conduite hivernale : un facteur aggravant du risque routier professionnel


En période hivernale, plusieurs phénomènes se cumulent :

●      Allongement des distances de freinage

●      Perte d’adhérence sur neige ou verglas

●      Baisse de la visibilité

●      Fatigue accrue des conducteurs

Pour les entreprises industrielles, du BTP ou des services techniques, ces risques sont accentués par :

●      des déplacements fréquents et parfois urgents,

●      des contraintes de délais,

●      des interventions en zones rurales ou montagneuses.

Le risque routier devient alors un risque professionnel à part entière, avec une augmentation mécanique de la sinistralité automobile en hiver.


2. Neige, verglas et obligations réglementaires des entreprises


La Loi Montagne et les équipements obligatoires

La Loi Montagne impose, dans certaines zones géographiques et sur une période définie (du 1er novembre au 31 mars), l’utilisation :

●      de pneus hiver,

●      ou d’équipements amovibles (chaînes ou chaussettes à neige).


Ces obligations concernent tous les véhicules, y compris :

●      les utilitaires,

●      les véhicules de service,

●      les flottes automobiles d’entreprise.


En cas de non-respect :

●      des sanctions peuvent être appliquées,

●      mais surtout, la responsabilité de l’entreprise peut être engagée en cas d’accident.


3. Obligation de sécurité : la responsabilité de l’employeur


L’employeur est tenu à une obligation de sécurité vis-à-vis de ses salariés, y compris lors de leurs déplacements professionnels.

Cela implique notamment :

●      de mettre à disposition des véhicules en état de circuler en toute sécurité,

●      de fournir les équipements adaptés aux conditions climatiques,

●      de transmettre des consignes claires de conduite en période hivernale.

En cas d’accident, l’absence de mesures de prévention peut être interprétée comme un manquement à cette obligation, avec des conséquences juridiques et financières importantes.


4. Conduite sur la neige : rappels essentiels à diffuser aux collaborateurs

Les recommandations issues des bonnes pratiques de conduite hivernale restent incontournables :

Adapter sa vitesse et anticiper

Réduire l’allure, anticiper les freinages et les trajectoires, éviter toute manœuvre brusque.

Freiner avec progressivité

Utiliser le frein moteur autant que possible et éviter les freinages d’urgence.

Démarrer et manœuvrer en souplesse

Privilégier les rapports longs et des accélérations progressives.

Augmenter les distances de sécurité

Sur neige ou verglas, la distance de freinage peut être multipliée par quatre ou cinq.

Vérifier régulièrement l’état du véhicule

Pneumatiques adaptés, niveaux contrôlés, éclairage fonctionnel, batterie en bon état.

Ces mesures simples réduisent le risque, sans toutefois l’éliminer totalement.


5. Accident hivernal : quels impacts pour l’entreprise ?

Un sinistre automobile en conditions hivernales peut avoir plusieurs conséquences :

Sur le plan humain

Blessures du salarié ou de tiers, arrêt de travail, désorganisation des équipes.

Sur le plan financier

Franchises élevées, hausse de la sinistralité, impact sur le coût global de la flotte.

Sur le plan assurantiel

Révision des conditions de renouvellement, exclusions, augmentation des primes.

Sur le plan juridique

Mise en cause de la responsabilité de l’entreprise en cas de défaut de prévention.


6. Assurance flotte auto : un enjeu stratégique en hiver


Une assurance flotte auto standard peut s’avérer insuffisante en cas de sinistres répétés liés aux conditions climatiques.

Points de vigilance essentiels :

●      niveau des garanties dommages,

●      montant des franchises,

●      protection du conducteur,

●      conditions liées aux équipements obligatoires,

●      gestion des sinistres en série.

Chaque flotte présente des spécificités : typologie des véhicules, zones de circulation, saisonnalité de l’activité.

 Une analyse fine est indispensable pour éviter les mauvaises surprises en cas d’accident hivernal.


7. Prévention et assurance : la valeur ajoutée du courtier


La conduite en hiver ne se limite pas à une question de comportement individuel.

 Elle s’inscrit dans une stratégie globale de gestion du risque routier, à la croisée de la prévention et de l’assurance.

En tant que courtier spécialisé en assurances d’entreprises, ACBG Courtage accompagne les dirigeants pour :

●      analyser l’exposition réelle aux risques hivernaux,

●      sécuriser les garanties flotte automobile,

●      anticiper les obligations réglementaires,

●      négocier des contrats adaptés auprès des assureurs partenaires,

●      fiabiliser la gestion des sinistres.


Conclusion


La neige et le verglas font partie intégrante du risque routier professionnel.

 Former les conducteurs, équiper les véhicules et adapter les contrats d’assurance sont trois leviers indissociables pour protéger durablement l’entreprise.

Une approche préventive et assurantielle cohérente permet de limiter les impacts humains, financiers et juridiques liés aux accidents hivernaux.

ACBG Courtage accompagne les entreprises industrielles, du BTP et des services dans l’analyse et la maîtrise de leurs risques automobiles.

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